Créer mon blog M'identifier

ent noirs, et elle

Le 8 octobre 2013, 08:30 dans Humeurs 0

Par un contraste que vous avez pu observer quelquefois, la duchesse n'était ni maigre, ni pâle, ni enlaidie en aucune façon par la misère. Elle avait reçu de ses ancêtres une de ces beautés rebelles qui résistent à tout, même à la faim. On a vu des prisonniers qui engraissaient dans leur cachot jusqu'à l'heure de la mort. A l'âge de quarante-sept ans, Mme de La Tour d'Embleuse conservait de beaux restes de jeunesse. Ses cheveux étaient noirs, et elle avait trente-deux dents capables de broyer le pain le plus dur. Sa santé était moins florissante que sa figure, mais c'est un secret qui restait entre elle et son médecin. La duchesse touchait à cette heure dangereuse et quelquefois mortelle où la femme disparaît pour faire place à l'aïeule. Plus d'une fois elle avait été saisie par des suffocations étranges. Elle rêvait souvent que le sang la prenait à la gorge pour l'étouffer. Des chaleurs inexplicables lui montaient au cerveau par bouffées, et elle s'éveillait dans un bain de vapeur animale où elle s'étonnait de ne point mourir. Le docteur Le Bris, un jeune médecin et un vieil ami, lui recommandait un régime doux, sans fatigues et surtout sans émotions. Mais quelle âme stoïcienne aurait traversé sans s'émouvoir de si rudes épreuves?

aux regards

Le 21 septembre 2013, 08:38 dans Humeurs 0

—S'il y en avait, je vous les donnerais, mais il n'y en a pas;... elles nous seraient inutiles; le ministère de M. Roland n'exige aucune mesure défensive. S'il avait eu besoin d'armes pour le service de la patrie, sans doute il en aurait demandé; mais, je vous le répète, il n'en est rien. Au surplus, nous allons chercher... je vais vous conduire moi-même.

Et seule, sans crainte, car elle était sans reproche, elle guide cette troupe ivre et furieuse dans le vaste hôtel, dont elle parcourt tous les détours avec elle. Étonnée, et bientôt dominée par le véritable ascendant que presque toujours la force vertueuse exercera sur la masse, cette foule se retira sans avoir commis le moindre dégât chez cet homme qu'elle venait massacrer

Dans cette soirée, les décemvirs de 93 comprirent donc la grandeur de son pouvoir, et sa mort fut résolue. Mais elle le fut surtout après le supplice de cette Gironde dont elle était la sœur et l'amie. Quelque temps encore, cependant, elle s'abusa, et son salon contint ces mêmes hommes avec lesquels elle ne croyait que converser, tandis qu'elle répondait à un interrogatoire, lorsque, entre Danton, Robespierre et leurs amis, elle s'abandonnait à une simple discussion politique.

Parmi les crimes de la Terreur, la mort de madame Roland fut peut-être le plus infâme.

Après ce nouvel holocauste, Paris ne fut plus qu'une vaste arène où tombaient des têtes dans des lacs de sang... La terreur enchaînait tous les esprits, et ceux qui étaient assez heureux pour échapper aux cachots et à la hache ne pouvaient s'occuper du soin puéril de présider à une réunion causante,... une fête encore moins... Hélas! qui n'avait pas alors à trembler pour un père, une sœur, un frère?... Et cependant il y avait encore des fêtes dans Paris!... Oui, on y dansait... on avait l'apparence du bonheur... on ordonnait de rire... On devait conduire une jeune fille dans les saturnales qui se célébraient dans la rue!... Les trésors de sa figure d'enfant, la pudeur virginale de son front, étaient exposés aux regards éhontés d'un des bourreaux de la Force ou de l'Abbaye, qui quelquefois disait:

Leonora Christine Ulfeldt

Le 16 septembre 2013, 04:11 dans Humeurs 0

which is, poetically at least, one of his finest compositions. The poet’s own career so far had been one of continuous and rather swift advancement. But there was, if not in his own outward fortune, then in the fortunes of other notables of his day, enough to remind him of the inconstancy of worldly honor and glory. Only a few months before the publication of his hymns, Leonora Christine Ulfeldt, the once beautiful, admired and talented daughter  of Christian IV, had been released from twenty-two years of imprisonment in a bare and almost lightless prison-cell; Peder Griffenfeldt, a man who from humble antecedents swiftly had risen to become the most powerful man in the kingdom, had been stript even more swiftly of all his honors and thrown into a dismal prison on a rocky isle by the coast of Norway; and there were other and well known instances of swift changes in the fortunes of men in those days when they were subject not only to the ordinary vicissitudes of human existence but to the fickle humor of an absolute monarch. It is, therefore, as though Kingo at the height of his own fortune would remind himself of the quickness with which it might vanish, of the evanescense and vanity of all worldly glory. That idea is strikingly emphasized in the following famous hymn:

Voir la suite ≫